Chroniques
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La grande traversée (Shion Miura)

Véritable phénomène dans son pays d’origine, La grande traversée a été adapté au cinéma et en version animée, après s’être écoulé à 1 300 000 exemplaires. Il paraissait donc évident que cette oeuvre serait l’ambassadrice idéale pour introduire son Shion Miura, déjà auteure d’une vingtaine de romans,  auprès du public francophone.

Quatrième de couverture

Majimé, jeune employé d’une maison d’édition, se voit confier la réalisation d’un nouveau dictionnaire du japonais, un projet titanesque baptisé La Grande Traversée. L’un des premiers termes sur lesquels il est amené à travailler n’est autre que le mot “amour”. Mais comment définir ce dont on n’a pas fait l’expérience ? À vingt-sept ans, aussi maladroit avec les gens qu’il est habile avec les mots, Majimé n’a jamais eu de petite amie. Quand il rencontre la petite-fille de sa logeuse, il tombe immédiatement sous le charme. Passionnée de cuisine et apprentie-chef, la jeune femme travaille la matière de ses ingrédients comme lui celle des mots, dans le même but : tenter de les fixer en un moment d’éphémère perfection. Cette fois-ci, Majimé entend bien ne pas laisser passer sa chance. Aidé par ses nouveaux collègues, il va tout faire pour vaincre sa timidité et ouvrir son cœur à celle dont il s’est éperdument amouraché, tout en se consacrant corps et âme à sa mission première : éditer le plus grand dictionnaire de tous les temps.
Amour, gastronomie et lexicographie : tels sont les ingrédients de ce roman léger et attachant, devenu un véritable phénomène éditorial au Japon, où il s’est vendu à 1 300 000 exemplaires.

Tout vient à point à qui sait attendre

Malgré l’énorme popularité dont elle jouit au Japon, Shion Miura n’avait jamais été traduite en français. Ainsi, si ce n’est parmi les anglophones passionnés de littérature japonaise, l’auteure est longtemps restée méconnue sur le vieux continent. On remerciera donc les éditions Actes Sud qui, non seulement nous la font découvrir, mais ont choisi pour cela ce qui constitue sa pièce maitresse. Ce simple argument devrait suffire à convaincre qu’il s’agit d’une sortie fondamentale pour les amateurs de littérature japonaise.

Mon avis

Tout en humour et en subtilité, le roman se laisse parcourir avec plaisir. Amour des mots, amour de la gastronomie, amour tout court…C’est un ode à la vie, une invitation  au bonheur que nous découvrons au fil des pages. De quoi se convaincre qu’il s’agissait effectivement du meilleur choix pour découvrir le talent de Shion Miura. Reste à espérer que les éditions Actes Sud offriront à l’auteure les mêmes lumières que celles de Yōko Ogawa. On l’espère !

Verdict: très bon !

9782330118259

Détails sur le livre

  • Titre original : Fune o amu
  • Traductrice: Sophie REFLE
  • Genre: roman
  • Nombre de pages: 288
  • Éditeur : Actes Sud
  • Collection : Lettres japonaises
  • ISBN: 978-2-330-11825-9
  • Prix: 22 euros
  • Parution: 6 février 2019

2 commentaires

  1. J’ai publié ce matin mon avis sur ce roman lu cette semaine. Je ne suis pas du tout aussi enthousiaste que toi, malheureusement. Je n’ai jamais réussi à complètement entrer dans le roman et le style n’a pas la magie des autres auteurs japonais que j’ai déjà lu.

    Aimé par 1 personne

    • Japon moderne dit

      J’ai lu ton opinion et je l’ai trouvée vraiment très intéressante ! Nous avons tous des goûts différents et c’est un plaisir de les échanger. De toute façon, impossible de ne pas me passionner pour un article qui cite Aki Shimazaki !

      J'aime

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