Cinéma, Culture, Littérature
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Roman et drama se mobilisent contre les heures supplémentaires au Japon

Au Japon, le respect de l’entreprise et de ses heures supplémentaires fait partie de l’identité même du pays. Lorsqu’une auteure remet publiquement en question  un système jugé intouchable, il est indéniable qu’elle fera parler d’elle.

Du roman à l’écran

Mars 2018, Kaeruko Akeno, auteure tokyoïte active depuis le début de la décennie, publie son roman « Watashi, Teiji de Kaerimasu » (Moi, je rentre à l’heure), sous-titré « No working after Hours ». L’ouvrage remporte un succès d’estime, en particulier auprès des jeunes employés âgés de la vingtaine et de la trentaine, et encore davantage lors de sa réédition au format poche début 2019. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un best-seller, le sujet est particulièrement délicat au Japon et fait forcément parler. A tel point qu’un drama est immédiatement envisagé et diffusé moins de quatre mois plus tard. Si ce n’est pas une première pour l’écrivaine, son livre « Umi no Furu » (Tomber dans la mer) ayant déjà été porté sur le petit écran, l’enjeu est ici évidemment tout autre.

No working after hours !

Le roman Watashi, Teiji de Kaerimasu, à l’origine du phénomène

De la lutte contre le dictat des entreprises

Diffusée depuis le 16 avril, l’intrigue nous présente le personnage de Yui Higashiyama (Yuriko Yoshitaka), responsable de projet dans une société de production. Malgré l’importance de son poste, la jeune employée tient à son temps libre et s’obstine à refuser les heures supplémentaires. Une attitude qui lui vaut bien entendu le mépris de ses supérieurs et de certains de ses collègues, malgré le sérieux et le soin qu’elle porte à son travail. En effet, ses tâches sont toujours achevées dans les délais, quitte à travailler d’arrache-pied durant son temps de travail « réglementaire ». C’est ainsi que Yui a fini par trouver son équilibre: plus productive au travail et plus heureuse dans la vie. Malheureusement, cet idylle va arriver à son terme lorsqu’un nouveau patron, autoritaire et traditionaliste, notamment soupçonné de harcèlement, parvient à la tête de la compagnie.

Drama

Yui Higashiyama (Yuriko Yoshitaka) aura à mener un véritable bras de fer qui oppose modernité et traditionalisme au sein de l’entreprise japonaise

Un drama à découvrir

Si vous ne lisez pas le japonais, je vous conseille vivement de jeter un oeil à ce drama. La série n’étant pas encore achevée à l’heure où j’écris ses lignes, elle n’est pas disponible sur les différents services de streaming (du moins sur les plates-formes légales) mais je vous conseille de guetter sa sortie. Personnellement, je l’ai beaucoup apprécié. Il ne traite pas que du problème du surplus de travail, mais également du harcèlement moral et sexuel. Le sérieux de la thématique est adouci par des sous-intrigues empruntes du même humour que le roman, ce qui permet de réfléchir tout en passant un excellent moment de détente, bien que certains épisodes prennent une tournure beaucoup plus oppressante, Il rentrera en tout cas dans la liste des meilleures séries de 2019, assurément.

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1 commentaire

  1. C’est dommage, j’ai l’impression que le roman n’est pas traduit en français. J’attends la série si elle arrive sur la plateforme de streaming à laquelle je suis abonnée…

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